Avril 2011

La vie des services

Services éducatifs

La persévérance scolaire

Nous entendons parler de plus en plus souvent de la persévérance scolaire : semaine de la persévérance scolaire, journée de la persévérance, forum de la persévérance scolaire, projets de la persévérance, certificat de la persévérance scolaire…

La recherche a démontré que les dimensions affective, cognitive et comportementale sont trois moteurs importants de la persévérance scolaire. Ainsi, nous savons que les jeunes en difficulté ont un plus grand besoin d’entretenir un rapport affectif avec l’enseignant que ceux qui réussissent bien à l’école. Les élèves qui utilisent des stratégies d’apprentissage inadéquates ont de faibles résultats scolaires. De plus, une bonne compétence sociale chez le jeune suscite des réactions positives non seulement de leurs pairs, mais également de tous les intervenants scolaires, ce qui crée un contexte favorable aux apprentissages.

Tous les membres du personnel de la Commission scolaire de Portneuf sont conscients de l’importance des dimensions affective, cognitive et comportementale dans la réussite scolaire de nos élèves. Ils investissent donc beaucoup de temps et d’énergie à entretenir un lien significatif avec leurs élèves, à enseigner des stratégies d’apprentissage adéquates et à développer de bonnes habiletés sociales. Cependant, malgré tous ces efforts, il arrive que des jeunes décident d’arrêter l’école.

La Commission scolaire a donc décidé de former un comité relance pour ces élèves décrocheurs des écoles secondaires. Ce comité, formé de gestionnaires des Services éducatifs secteur jeune, de la formation professionnelle, de la formation générale des adultes, d’une direction d’école secondaire et d’une conseillère en orientation du programme IDEO, a pour mandat de relancer ces jeunes afin de les faire cheminer et de leur offrir un service qui répond à leur projet de vie.

Ainsi, chaque mois, les membres du comité analysent toutes les fiches de départ des élèves des écoles secondaires. Lorsqu’un élève change de secteur, s’il passe du secteur jeune au secteur adulte ou au secteur de la formation professionnelle, on s’assure qu’il n’abandonne pas lors de cette transition. Si c’est le cas, en fonction des renseignements recueillis sur la fiche de départ, un membre entre en contact avec l’élève afin de le relancer, lui fixer un rendez-vous, créer un lien significatif avec lui et le ramener sur les bancs d’école. Le même processus s’applique si le motif inscrit sur la fiche de départ est l’abandon.

Bien que nous ne soyons qu’à l’an un du comité relance qui s’inscrit dans La convention de partenariat de la Commission scolaire de Portneuf, nous voyons déjà des retombées positives pour nos élèves. En effet, ce mécanisme de suivi mensuel amène une meilleure communication entre les secteurs jeune, adulte et la formation professionnelle. De plus, il permet de développer une vision systémique qui favorise des actions concertées avec tous les partenaires. Nul doute que ce comité contribuera à la persévérance scolaire des jeunes de la région de Portneuf.

Claudette Julien, directrice, Services éducatifs

La passerelle, une transition planifiée entre le CPE et le Préscolaire

En décembre dernier, lors d’une rencontre entre partenaires (Commission scolaire de Portneuf, CSSS, les CPE, Centre jeunesse et l’organisme le Cerf-volant) dans le cadre de la table 0-5 ans de l’entente MESS-MELS, nous avons décidé de mettre sur pied un mécanisme de transition entre les services de garde CPE et le préscolaire. Ainsi, la direction du CPE rencontrera chaque direction d’école primaire et son équipe désignée pour recevoir des informations importantes à l’égard de la clientèle ayant des besoins particuliers. Cette rencontre se tiendra en avril prochain ou en mai, où des échanges auront lieu à partir de documents communs.

Ayant une grande préoccupation de favoriser une belle intégration des tout-petits dès leur entrée à l’école, les Services éducatifs s’assureront que cet exercice harmonisera la transition des élèves.

La Passerelle est un moyen privilégié pour s’assurer que l’enfant vive une première expérience positive dès la première année de son cheminement scolaire. Selon plusieurs études, une année au préscolaire est déterminante au plan de l’estime de soi. Également, la qualité de la collaboration école-famille dès la première année de fréquentation favorise la réussite éducative.

Enfin, les informations partagées lors de la Passerelle viendront bonifier les approches pédagogiques en contexte de classe et également au plan des interventions particulières à poser pour des besoins précis chez les tout-petits.

Bonne Passerelle!

Céline Morasse, directrice adjointe, Services éducatifs

La lecture et l’écriture chez les garçons… de A à Z

Ce titre est celui du compte-rendu d’une recherche-action pilotée par deux chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski, Jean-Yves Lévesque et Natalie Lavoie. L’étude avait pour but de développer des intérêts, des habitudes et les capacités de lecture et d’écriture chez les garçons en classe mixte pour favoriser leur réussite scolaire.

Les chercheurs ont suivi un groupe de garçons provenant de milieux défavorisés pendant 5 ans, de leur 4e année du primaire à la fin de leur 2e année du secondaire. Des dispositifs en lecture et en écriture ont été utilisés de façon organisée, régulière et en continuité d’une année à l’autre.

De nombreux partenaires ont participé au projet : la Commission scolaire des Phares par l’entremise d’enseignants, de directions, d’orthopédagogues et de conseillers pédagogiques, des hommes de la collectivité, les pères des garçons et la formation Clef Mitis-Neigette, un organisme communautaire qui intervient en alphabétisation.

Pour consulter les résultats de cette étude et de nombreux documents, il suffit de vous rendre à l’adresse suivante : www.uqar.ca/education/reussite-scolaire/.

Sophie Lemay, conseillère pédagogique de français au secondaire

Un plan d’action pour augmenter l’assiduité chez les élèves du secondaire

Dans le cadre de La convention de partenariat, la Commission scolaire de Portneuf a entrepris l’élaboration d’un plan d’action afin d’augmenter l’assiduité de ses élèves et ainsi, favoriser la diplomation et la qualification de ceux-ci. Les recherches rapportent que l’absentéisme est un puissant prédicateur de l’abandon scolaire (Galand, B., 2004). Il convient donc de sélectionner cet axe d’intervention, tout en priorisant une approche multimodale où différentes actions seront mises à contribution.

D’abord, on définit l’absentéisme scolaire « comme une manifestation comportementale du désengagement de l’élève, comme un symptôme ou une conséquence ou un indice de manque de motivation » (Janosz, M., Archambault, I., et Chouinard, R., 2005). Il peut aussi être le signe d’un problème de comportement, d’une détresse ou être causé par une maladie ou un événement circonstanciel. Mais pour la plupart, l’impact demeure le même. Il fragilise l’apprentissage. Il est un premier pas vers le décrochage.

Selon Vue d’ensemble-Stratégie d’intervention Agir autrement (avril 2005), il faut aussi distinguer les absents occasionnels, qui se caractérisent par une augmentation régulière de leurs absences tout au cours de leur secondaire, des absents chroniques qui représentent entre 5 % et 10 % des élèves absents.

De plus, Royer (2010) identifie quatre facteurs de risque concernant l’absentéisme, soit les facteurs familiaux, scolaires, économiques et personnels. On sait aussi que la décision de quitter l’école est un long processus et que plus l’élève adopte des comportements d’évitement, plus il a un sentiment d’aliénation, de ne pas avoir sa place à l’école (Galand, B., 2004). Il faut aussi retenir que l’absentéisme de l’élève peut avoir un impact sur l’engagement de l’enseignant. Lui aussi peut décrocher de l’élève en percevant son absence comme un désintérêt face à ses cours.

Afin d’augmenter l’assiduité chez les élèves, les recherches permettent maintenant de cibler des stratégies reconnues efficaces. Entre autres, il faut viser une gestion rapide des absences et dépister les situations à risque pour les référer rapidement aux services d’aide. Il doit s’en suivre une gestion des manquements où la suspension à l’externe est exclue et remplacée par une combinaison de renforcements et de conséquences logiques axées sur la reprise de temps.

Cependant, pour les élèves ayant de l’absentéisme chronique, le mentorat quotidien demeure la piste la plus prometteuse. Ainsi, il est possible d’encadrer l’élève tout en cherchant les causes du problème et le soutenir dans la recherche de solutions. L’implication des parents est aussi une pièce maitresse pour contrer ce type d’absentéisme. En fait, il faut que tout au long de leur parcours scolaire, les élèves sentent que le cadre entourant la gestion de l’absentéisme est cohérent et qu’il fait consensus. Ainsi, un suivi attentionné de l’absentéisme occasionnel permettra de limiter le nombre de cas chroniques.

Sylvie Dolbec, conseillère en adaptation scolaire

La différenciation pédagogique

Depuis le début de l’année scolaire, un effort considérable a été remarqué quant à l’appropriation du cadre de référence en évaluation du conseil supérieur de l’éducation qui prend en considération les différences marquées entre chacun des élèves qui sont dans nos classes. En partant du fait que chacun progresse à un rythme différent et apprend de façon différente, que les intérêts et la motivation ne sont pas les mêmes pour tous et qu’il est du devoir de l’école de permettre à tous les élèves d’acquérir le plus haut degré de formation possible, il devenait alors essentiel de revoir notre façon de différencier les apprentissages et les moyens d’enseignement afin de permettre aux jeunes de progresser et d’avoir accès à la diplomation.

Un travail énorme a été réalisé de part et d’autre afin de réviser les mesures mises en place et de s’assurer qu’elles sont en lien avec les besoins particuliers des élèves. Une attention particulière a été portée afin de s’assurer que les moyens proposés ne briment pas les chances de réussite et l’accès à la diplomation. Il est important d’aider les élèves par divers moyens, mais il est aussi nécessaire de s’assurer que ceux-ci répondent aux exigences du ministère. Il est de notre devoir de faire progresser les élèves, sans toutefois modifier trop rapidement les exigences, si nous voulons leur donner accès à une éventuelle certification.

Il est vraiment formidable de voir à quel point les équipes-écoles ont à cœur l’intérêt et la réussite de leurs élèves. Une telle mobilisation et une telle compréhension ne peuvent qu’aider nos jeunes qui ont des besoins particuliers à devenir meilleurs et à progresser, à leur rythme et à leur façon, à travers leur cheminement scolaire.

Un vent de changement chez plusieurs enseignants s’est fait ressentir quant à la volonté d’accorder plus de temps de qualité à tous leurs élèves en travaillant par sous-groupes de besoins. Une approche pédagogique qui fait ses preuves et qui prend en considération les différences, le rythme et les besoins des élèves. Un moment privilégié qui permet d’ajuster notre enseignement au niveau de chacun.

Chapeau à tout le monde! Vos efforts et votre dévouement envers la réussite des élèves ne peuvent que faire fleurir les talents.

Katia Frenette, répondante pédagogique en adaptation scolaire

Vivre des expériences en science au primaire

Grâce à la science et la technologie, l’enfant acquiert un bagage de savoirs qui contribue à former sa pensée, à aiguiser sa sensibilité et à améliorer ses habiletés pratiques. L’enseignement de la science n’a qu’une seule vertu : la culture.

Nul doute que chaque enseignant est convaincu de ces propos. Dans la réalité d’une classe, le bon vouloir ne rime pas toujours avec pouvoir. Le manque de temps, de matériel et de connaissances sont souvent incriminés avec raison. Pourtant, les élèves au primaire aiment la science. Comment maintenir leur curiosité sans se sentir débordé?

► En planifiant l’enseignement de la science au début de l’année scolaire et en limitant les thèmes à aborder. Se regrouper entre enseignants favorisera une entraide;

► En contextualisant le sujet en profitant des situations quotidiennes vécues par les élèves ou en créant des situations déclenchantes les plus riches possible (apport de matériel, expérience surprenante, évènement de l’actualité, invité, etc.);

►En déstabilisant l’élève en le plaçant dans une situation qui lui permet de voir les limites de son propre raisonnement et l’ouvrir à d’autres réalités à l’aide de confrontations avec les pairs, le réel (à l’aide d’expériences simples) et le savoir (à travers les médias, les manuels, des rencontres avec des scientifiques, etc.);

►En accompagnant l’élève pour qu’il acquière une confiance en lui. Plutôt que d’expliquer lui-même, l’enseignant pousse les enfants à développer leurs idées. Il n’est ni un fournisseur de connaissances spécialisées, ni un technicien et ravitailleur d’objets, mais plutôt un accompagnateur qui encourage ses élèves dans une démarche scientifique;

►En permettant à l’élève de mobiliser son savoir en l’incitant à « l’utiliser » en le réinvestissant (exposition destinée aux parents, mise sur pied par l’élève d’une expérience destinée à ses pairs, intégration de notions d’autres disciplines, etc.);

►En plaçant l’élève devant un défi par des concours classe(s), école(s) ou régionaux;

►En s’organisant entre enseignants pour la récupération du matériel et/ou en constituant dans l’école des mallettes thématiques réutilisables chaque année.

De nombreux enseignants se préoccupent de la science avec grand intérêt et je le sais fort bien en visitant les écoles. Par ce texte, je souhaite encourager les pédagogues qui hésitent à se lancer dans une aventure qui peut paraître plus compliquée que réelle et inciter les autres à simplifier leur tâche.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’aide pour votre planification annuelle individuelle ou de groupe (thèmes, concepts, livres, organismes scientifiques, évaluation, etc.). Un petit coup de pouce peut faciliter votre travail!

Dominique Hivernat, conseillère pédagogique de science (primaire) et d'univers social

Les maths par le jeu

Si, dans un sondage, nous vous demandions quelle était votre matière préférée lorsque vous étiez à l’école, la réponse ne serait probablement pas les mathématiques. À cette époque, votre préoccupation était probablement de vous amuser. 

Les jeux font partie de notre culture. Tout le monde se rappelle les jeux de société de son enfance ou les parties de cartes chez une tante durant les soirées familiales.

Les jeux offrent un contexte d’apprentissage riche, varié et surtout amusant. Ils offrent des situations d’apprentissage complexes qui permettent de réfléchir et d’user de stratégies. De plus, ils permettent le développement social en favorisant les échanges.

Il n’est donc pas surprenant de constater que plusieurs projets de développement pédagogique vont dans cette direction. C’est pourquoi, dernièrement, au travail, j’ai passé plusieurs heures à m’amuser.

Dans le cadre d’un projet avec la Commission scolaire des Découvreurs, nous avons développé différents jeux pour favoriser la manipulation et ainsi aider les élèves à renforcer certaines notions difficiles. Par exemple, il y a un jeu de type serpents et échelles avec des fractions sur le dé, un jeu de bataille où l’on doit comparer des fractions et un jeu de type Battleship où les coordonnées sont données par des multiplications. Plusieurs autres jeux sont en cours de développement; le plaisir ne fait que commencer.

De plus, une présentation de jeux pour le primaire a vraiment piqué ma curiosité. Les élèves apprennent les règlements et se pratiquent en classe. Ensuite, ils ont un devoir : l’expliquer aux membres de leur famille et jouer avec eux. J’imagine que les devoirs non faits seront moins nombreux! Les élèves ont un carnet où ils doivent consigner les résultats des différentes parties. Par la suite, ils peuvent faire une analyse statistique de leurs performances.

Le jeu n’est pas une solution pour enseigner tous les champs de la mathématique. Cependant, il contribue à développer l’intérêt des enfants et à les sensibiliser sur l’importance des mathématiques dans leur vie de tous les jours.

En conclusion, je vous encourage à sortir vos cartes ou vos jeux préférés. Installez-vous confortablement avec vos enfants et faites-les compter. Si vous êtes à court d’idées, faites une recherche sur le web dans votre moteur de recherche préféré avec les mots clés : règles et jeux. Vous risquez d’avoir le choix.

Amusez-vous!

Guy Sénéchal, conseiller pédagogique de mathématique

 




Tous droits réservés - Commission scolaire de Portneuf - Web: Groupe EBI
Gestion